Le concept de gouvernance désigne un ensemble de décisions, de règles et de pratiques visant à assurer le fonctionnement optimal d’une organisation, ainsi que les organes structurels chargés de formuler ces décisions, règles et pratiques, de les mettre en œuvre et d’en assurer le contrôle. Le mode de gouvernance d’un Parc naturel régional est basé sur l’instauration d’un dialogue continu entre élus, forces vives du territoire et acteurs institutionnels.
Parmi les différentes nomenclatures que déclinent tous les possibles de la Gouvernance, c’est le modèle du partenariat et des « parties prenantes » qui présideront à la forme que les signataires de la Charte font le choix de mettre en œuvre dans cette dynamique de système de fonctionnement.
Il s’agira ainsi, au-delà des instances institutionnelles du Syndicat mixte du Parc, de développer des satellites de suivi et d’aide à la décision et, de façon dynamique, d’intégrer à la gouvernance tout autre vecteur propice à faire grandir le projet de territoire.
La Charte renforce cette posture en faisant de l’interconnaissance, du dialogue et de la construction collective des conditions indispensables à la mise en œuvre des actions.
Elle engage également le Parc à expérimenter des modes de gouvernance plus partagés afin d’être à même de les diffuser.
Il s’agira ainsi au fil de l’eau d’interroger le mode de gouvernance de toutes les actions que le Parc porte ou qu’il accompagne afin d’envisager la pertinence de la mise en place de gouvernances plus partagées, associant l’ensemble des parties prenantes concernées, notamment des habitants.
Dans la continuation, il semble pertinent d’installer ou de conforter des habitudes collaboratives, qui vitalisent au quotidien la mise en œuvre du projet opérationnel mais aussi d’innover dans un esprit d’ouverture destiné à répondre à la gestion intégrée du projet de territoire. Cette dynamique née d’une large concertation constitue ainsi une opportunité pour le Parc, déjà adepte de l’approche participative, de franchir un palier supérieur en organisant les modalités d’une gouvernance partagée, fondée sur le croisement des compétences, l’implication citoyenne, la constance du dialogue. Une telle gouvernance, inventive et à inventer, pourra favoriser l’animation de la Charte au long des quinze années de sa validité, l’actualisation de ses enjeux si nécessaire, ou encore la finesse de son évaluation.