Cette orientation considère la connaissance fine du territoire comme le socle des stratégies de gestion et d’adaptation. Si le Parc naturel régional possède une vision précise des continuités écologiques de la Narbonnaise en Méditerranée, de ses unités paysagères, de sa flore endémique, de ses masses d’eau ou encore de son avifaune, d’autres facettes du territoire restent insuffisamment connues.
Les géosites, les invertébrés (insectes, mollusques), les patrimoines vernaculaire et immatériel, la trame brune (biodiversité du sol) et la trame blanche (bruit) sont autant de domaines à étudier. L’analyse qualitative de l’eau doit intégrer de nouveaux paramètres. Un enjeu majeur est également d’identifier les phénomènes émergents dus au changement climatique (salinisation des lagunes, élévation du niveau marin, espèces invasives…) et les interactions entre les milieux naturels et les dynamiques économiques.
Une caractérisation précise de la Narbonnaise en Méditerranée suppose de mobiliser tous les savoirs : de la prospective scientifique sur la submersion marine à la collecte de témoignages oraux sur la fabrique paysagère, par exemple. Le Parc naturel régional peut simultanément centraliser et partager les connaissances acquises. Ce croisement des données scientifiques et documentaires doit favoriser l’affinement des actions et la pertinence de leur suivi.
Dans la continuité, ces connaissances doivent être diffusées auprès d’un large public, sous une forme accessible à tous. Il s’agit d’expliquer pour mieux impliquer, afin de porter ensemble une vision systémique et d’élaborer des solutions collectives à diverses échelles. Le partage de la connaissance doit générer une solidarité écologique entre tous les acteurs, dans une adhésion commune au projet de territoire.