M.25
Assurer une eau de bonne qualité garantissant la vie aquatique et les usages humains
AgricultureClimat et énergieEauEducation à l’environnementPatrimoine naturelPêcheRisques et nuisancesSols et sous-solsTourisme et loisirs

Contexte et stratégie

En Narbonnaise en Méditerranée, terre de milieux humides et de reliefs karstiques, la qualité de l’eau est primordiale. Cette mesure, en phase avec la directive cadre européenne sur l’eau, vise à la préserver et à l’améliorer.

Le maintien de la qualité de l’eau potable est un enjeu de santé publique. Sa desserte provient de ressources karstiques endogènes, en bon état chimique dans l’ensemble, de la nappe alluviale de l’Aude et du bassin versant de l’Orb. Une gestion qualitative de l’eau conditionne aussi la vitalité des activités économiques, qu’il s’agisse de la pêche professionnelle artisanale en étangs, du tourisme balnéaire et récréatif, de l’agriculture ou de l’exploitation des salins. Les milieux aquatiques sont également un support des écosystèmes : de leur qualité biologique dépendent la faune et la flore qui leur sont inféodées. Par exemple, un apport d’insecticide dans l’eau va impacter les crustacés. L’écoulement d’un herbicide dans un cours d’eau ou un étang détruira des habitats naturels formés par la végétation aquatique. L’eutrophisation constitue également une menace pour les plantes et organismes aquatiques.

Enfin, même si cette notion est parfois difficile à appréhender, l’eau et ses milieux rendent des
« biens et services » écosystémiques à notre communauté. Le bon équilibre de hydrosystème d’un cours d’eau jusqu’à la mer permet une épuration optimale de l’eau qui, sans cela, serait très coûteuse à obtenir. En ce sens, le caractère épurateur des zones humides sur notre territoire les rend d’autant plus précieuses.

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Cette mesure est une mesure phare de la charte.

Orientation majeure

7. Bien être et santé

Préserver le bien-être des habitants et la bonne santé environnementale

Ensemble méditerranéen de zones humides et de massifs secs forestiers, bassin économique et corridor de circulation, le territoire est fortement exposé au changement climatique et aux nuisances, qui font peser des risques sur la santé humaine, animale et environnementale.

Cette orientation entend protéger conjointement les écosystèmes et la population, articuler le déploiement de modèles vertueux avec l’amélioration du bien-être de tous les habitants. Elle se propose aussi de diffuser une culture préventive du risque, aux antipodes de l’écoanxiété. Plus largement, elle considère la santé publique et environnementale comme un enjeu déterminant du projet territorial. Elle suppose à la fois de résorber les pollutions anthropiques et d’anticiper les incidences du changement climatique. Dans le premier cas, cela peut se traduire par la baisse des émissions de particules fines, pour une meilleure qualité de l’air, et par la réduction des nuisances lumineuses. Cela passe aussi par la surveillance soutenue de la qualité de l’eau, vitale pour les écosystèmes aquatiques, la desserte des foyers, l’activité de pêche artisanale. Dans le second cas, l’attention doit être portée notamment sur le risque canicule, en lien avec l’adaptation du milieu urbain, mais aussi sur les aléas de submersion marine et d’incendies, afin de préserver les populations, les zones humides et les forêts. Celles-ci sont en l’occurrence de véritables puits de carbone. C’est là un témoignage des interdépendances entre la santé environnementale et la santé humaine qui fondent la nécessité de cette orientation.

Orientations associées

1. Connaissances
Améliorer, partager et vulgariser les connaissances
3. Qualité
Garantir la qualité des paysages, des ressources, de la biodiversité et des fonctionnalités écologiques
6. Économie locale
Favoriser des économies locales soutenables, viables et solidaires
7. Bien être et santé
Préserver le bien-être des habitants et la bonne santé environnementale
8. Innovation
Innover, expérimenter et coopérer pour répondre aux défis futurs

Dispositions

25.1

Gérer les apports de nutriments aux milieux aquatiques

25.2

Permettre l’exploitation des coquillages et les activités de loisir aquatique

25.3

Reconquérir la qualité de l’eau vis-à-vis des pesticides, y compris en dehors du périmètre du Parc

25.4

Réduire les apports ponctuels et diffus des autres micropolluants (hors pesticides) et autres polluants émergents

25.5

Favoriser la désimperméabilisation et la non- imperméabilisation pour limiter le transfert des pollutions par ruissellement

25.6

Protéger nos lagunes des pollutions (accidentelles)

Mesures liées

M.1

Inventer une gouvernance partagée propice à une gestion intégrée des enjeux
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Mesure phare
8. Innovation

M.3

Mobiliser la connaissance et la prospective pour amplifier la dynamique d'adaptation aux changements globaux
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Mesure phare
1. Connaissances

M.4

Connaître de façon exhaustive la qualité de l’eau des milieux aquatiques et leurs dynamiques
1. Connaissances

M.5

Améliorer les connaissances sur les patrimoines naturels, les continuités écologiques et leurs fonctionnalités
1. Connaissances

M.9

Préserver et restaurer collectivement, et à toutes les échelles, les continuités écologiques
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Mesure phare
3. Qualité

M.10

Préserver les patrimoines naturels (dont géologiques) pour l’adaptation de la biodiversité au changement climatique
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Mesure phare
3. Qualité

M.11

Accueillir les usages et activités dans les espaces naturels, en fonction de leur capacité d'accueil, et concilier les usages
3. Qualité

M.15

Accompagner et intégrer les équipements existants et à venir, en visant l'excellence environnementale et paysagère
4. (A)ménager

M.16

Accompagner les grandes infrastructures pour limiter leurs impacts et les intégrer à la dynamique territoriale
4. (A)ménager

M.19

Mettre en adéquation les besoins et les usages avec la disponibilité de la ressource en eau
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Mesure phare
5. Sobriété

M.20

Développer et expérimenter des pratiques agricoles respectueuses des ressources, du sol, de la biodiversité, des paysages et adaptées au changement climatique
5. Sobriété