Les paysages ruraux de la Narbonnaise en Méditerranée et la biodiversité qu’ils hébergent sont étroitement liés à son agriculture.
La tradition et l’économie agricoles contribuent à la physionomie du territoire et à la gestion des risques naturels (incendies, inondations). Le récent regain de l’élevage en témoigne. Il permet d’endiguer la fermeture des milieux par l’embroussaillement et la forêt et, simultanément, favorise l’émergence d’une synergie interfilières, le viti-pastoralisme.
Cette vocation d’utilité publique va de pair avec la nécessité pour l’agriculture de s’adapter
au changement climatique par une conversion progressive à des pratiques vertueuses et économes, en harmonie justement avec les paysages et la biodiversité qu’elle favorise. Cette mutation, qui répond aux attentes des consommateurs (provenance locale des produits et santé alimentaire), a commencé. L’agriculture biologique au sein du Parc représente 26% de la SAU et un tiers du nombre d’exploitations.
Ce virage agroécologique doit perdurer et s’accentuer. Car les problématiques sont prégnantes : diminution de la ressource en eau, effondrement de la biodiversité, risque d’homogénéisation des paysages, accroissement des risques naturels, pression sur la qualité de l’eau. Elles rendent nécessaires l’expérimentation et le développement de solutions agroécologiques nouvelles, qui adaptent l’agriculture aux enjeux climatiques, assurent la viabilité économique des activités et permettent la sauvegarde des richesses écologiques de la Narbonnaise.