À l’infinitif « aménager », cette orientation préfère celui de « ménager » qui, emprunté au siècle de Louis XIV, puise une actualité nouvelle dans l’urgence du contexte climatique, environnemental et social. La singularité de la Narbonnaise en Méditerranée tient dans la coexistence et l’équilibre entre sa mosaïque d’espaces écologiquement sensibles, havres de biodiversité, et sa vitalité économique en tant que carrefour d’échanges, site de tradition balnéaire et bassin de vie attractif. Ménager le territoire suppose d’atteindre la qualité paysagère et de viser la meilleure intégration possible des projets d’infrastructures et des équipements de haute technologie (antennes-relais, éoliennes…). La systématisation de la séquence « éviter réduire compenser » doit s’accompagner d’une maîtrise de l’urbanisation et de l’encadrement de la fréquentation au sein des espaces naturels. Le ménagement du territoire suppose de construire un modèle harmonieux, fondé sur un usage raisonné des ressources, le déploiement vertueux des énergies renouvelables, la résilience du bâti, la transition vers les mobilités actives, l’adaptation de l’agriculture, de la viticulture et de la pêche au changement climatique et aux attentes sociétales (approvisionnement local), la protection des paysages et la prévention de risques accrus.
Les transformations en cours vont requérir une dynamique d’innovations, constamment motivée par un objectif de sobriété.