Le bassin versant de l’Aude médiane et aval, qui alimente la Narbonnaise en Méditerranée, accuse en période estivale un fort déficit de sa ressource en eau disponible au regard des besoins cumulés pour la consommation d’eau potable, l’irrigation agricole, le tourisme fluvial et la gestion hydraulique des marais.
Une dynamique collective a donné lieu, ces dernières années, à des actions d’économies d’eau, de réduction des prélèvements et de réutilisation des eaux usées, pour la reconquête de l’équilibre hydrologique.
La diminution de la ressource en eau, la fréquence et la sévérité accrues des sécheresses estivales et une tendance à l’augmentation des effets de la salinité dans les nappes et sols de la plaine littorale – toutes conséquences du changement climatique – imposent de soutenir et de renforcer cette dynamique d’actions.
Une stratégie efficace, en adéquation avec les politiques publiques à l’œuvre à l’échelle de l’Aude, de l’Occitanie et du bassin Rhône Méditerranée Corse, doit se déployer selon trois axes majeurs d’interventions hiérarchisées :
- la sobriété et l’économie des usages de l’eau
- le partage équilibré de la ressource disponible entre la satisfaction des besoins et la
préservation des milieux aquatiques - la diversification des ressources, en s’orientant vers un “mix” multi-origines et multi-usages.
Cette stratégie doit s’inscrire dans une trajectoire prospective, en se projetant au-delà de l’horizon 2040 et en favorisant l’expérimentation, avec simultanément le souci de ne pas engendrer une mal-adaptation territoriale qui accroîtrait paradoxalement la vulnérabilité aux aléas climatiques.
Cette mesure s’articule tout particulièrement avec la disposition 3.2 sur la connaissance et la prospective.