19.3

Diversifier les ressources en eau

Déployer la récupération et la réutilisation de toutes les eaux

  • Expérimenter, communiquer et sensibiliser les usagers sur des dispositifs de récupération et de réemploi des eaux de “seconde vie” (eaux de pluies, eaux grises, eaux jaunes…)
  • Développer l’exemplarité des collectivités pour la réutilisation des eaux grises et eaux de pluies dans les bâtiments et espaces publics (piscines collectives, complexe sportif, bâtiments scolaires et d’accueil du public…)
  • Intégrer la récupération des eaux de pluies et des eaux grises directement dans la construction de l’habitat neuf, individuel et collectif et inciter financièrement à l’installation de doubles réseaux “Eau potable/Eau brute (ou recyclée)” lors des projets de rénovation de l’habitat ancien
  • Adapter les documents d’urbanisme en identifiant les usages pouvant être alimentés par des eaux de substitution à l’eau potable (eau de pluies, eaux grises, REUSE…) et en définissant les règles de récupération et de réutilisation des eaux en usages intérieurs (habitation) et extérieurs (jardins, trottoirs…)
  • Accompagner, former et conseiller les installateurs en matière de réutilisation des eaux grises, eaux jaunes et eaux de pluie, à l’échelle de l’habitat collectif/individuel, des quartiers, de bâtiments et espaces publics, d’établissements professionnels touristiques…
  • Donner la priorité à la réutilisation des eaux usées traitées sur les stations d’épuration littorales non équipées (Fleury-d’Aude, Gruissan, Peyriac-de- Mer, Sigean, Port-la-Nouvelle, La Palme, Fitou, Leucate) et initier des projets sur les autres stations d’épuration du territoire
  • Mettre en place des “Défis réduction et réutilisation des eaux individuelles et collectives“

Favoriser les interactions entre l’eau et le sol

  • Inciter les villes et communes à la désimperméabilisation des sols et à la création d’îlots de fraîcheur avec des plantes économes en eau
  • Identifier les zones d’infiltration naturelle et prioritaire dans les documents d’urbanisme ; définir le niveau d’imperméabilisation à la parcelle dans les documents d’urbanisme (coefficient de Biotope)
  • Adapter le travail des sols agricoles pour un renforcement des capacités de rétention et d’infiltration
  • Explorer, acquérir et diffuser des références locales sur les Solutions Fondées sur la Nature en contexte Méditerranéen en matière de capacités de rétention et de restitution de l’eau (suivi, expérimentation, mobilisation…)
  • Mettre en place des sites expérimentaux (vitrines) à différentes échelles et valoriser les retours d’expérience d’autres territoires

Rechercher et développer des nouvelles ressources « multi-usages » complémentaires et de substitution

  • Améliorer la connaissance et la prospective sur les potentiels de mobilisation. Exemples : recharge de nappe, transfert, récupération et stockage des eaux en “économie circulaire” (plusieurs usages de la même eau), retenue collinaire “hivernale” sous forme de “réserve pilote” avec usage multi-acteurs/multi-bénéfices (agricole, incendie…), potentiels d’utilisation de l’eau de mer, du réseau d’adduction régional Aqua Domitia…
  • Accompagner les solutions de mise en œuvre des ressources identifiées, couplés avec des approches socio-économiques et analyses coût/bénéfice : approche par type de nouvelles ressources, par usage et par secteur géographique

Cette disposition est spatialisée sur le plan de Parc.

Autres dispositions

1.1

Faire vivre les instances délibératives du Parc

1.2

Animer le Conseil scientifique et de prospective et favoriser l’interface entre scientifiques et acteurs du territoire – Créer, animer, et accueillir les synergies transdisciplinaires

1.3

Créer des espaces de dialogue entre les tous les acteurs du Parc

1.4

Intégrer la participation citoyenne dans la vie du Parc

2.1

Renforcer les coopérations et la solidarité au sein du territoire

2.2

Bâtir et inscrire dans la durée des synergies avec les territoires voisins

2.3

Poursuivre et amplifier les coopérations à diverses échelles

3.1

Faire du Parc un concentrateur de la connaissance sur les changements climatiques

3.2

Améliorer la connaissance des impacts des changements climatiques sur la ressource et la qualité de l’eau

3.3

Améliorer les connaissances sur les impacts des changements climatiques sur la biodiversité

3.4

Identifier les solutions permettant d’accompagner les écosystèmes dans leur adaptation aux changements climatiques

3.5

Interroger de manière prospective la capacité de charge du territoire et son attractivité dans un contexte de changements climatiques