Déployer la récupération et la réutilisation de toutes les eaux
- Expérimenter, communiquer et sensibiliser les usagers sur des dispositifs de récupération et de réemploi des eaux de “seconde vie” (eaux de pluies, eaux grises, eaux jaunes…)
- Développer l’exemplarité des collectivités pour la réutilisation des eaux grises et eaux de pluies dans les bâtiments et espaces publics (piscines collectives, complexe sportif, bâtiments scolaires et d’accueil du public…)
- Intégrer la récupération des eaux de pluies et des eaux grises directement dans la construction de l’habitat neuf, individuel et collectif et inciter financièrement à l’installation de doubles réseaux “Eau potable/Eau brute (ou recyclée)” lors des projets de rénovation de l’habitat ancien
- Adapter les documents d’urbanisme en identifiant les usages pouvant être alimentés par des eaux de substitution à l’eau potable (eau de pluies, eaux grises, REUSE…) et en définissant les règles de récupération et de réutilisation des eaux en usages intérieurs (habitation) et extérieurs (jardins, trottoirs…)
- Accompagner, former et conseiller les installateurs en matière de réutilisation des eaux grises, eaux jaunes et eaux de pluie, à l’échelle de l’habitat collectif/individuel, des quartiers, de bâtiments et espaces publics, d’établissements professionnels touristiques…
- Donner la priorité à la réutilisation des eaux usées traitées sur les stations d’épuration littorales non équipées (Fleury-d’Aude, Gruissan, Peyriac-de- Mer, Sigean, Port-la-Nouvelle, La Palme, Fitou, Leucate) et initier des projets sur les autres stations d’épuration du territoire
- Mettre en place des “Défis réduction et réutilisation des eaux individuelles et collectives“
Favoriser les interactions entre l’eau et le sol
- Inciter les villes et communes à la désimperméabilisation des sols et à la création d’îlots de fraîcheur avec des plantes économes en eau
- Identifier les zones d’infiltration naturelle et prioritaire dans les documents d’urbanisme ; définir le niveau d’imperméabilisation à la parcelle dans les documents d’urbanisme (coefficient de Biotope)
- Adapter le travail des sols agricoles pour un renforcement des capacités de rétention et d’infiltration
- Explorer, acquérir et diffuser des références locales sur les Solutions Fondées sur la Nature en contexte Méditerranéen en matière de capacités de rétention et de restitution de l’eau (suivi, expérimentation, mobilisation…)
- Mettre en place des sites expérimentaux (vitrines) à différentes échelles et valoriser les retours d’expérience d’autres territoires
Rechercher et développer des nouvelles ressources « multi-usages » complémentaires et de substitution
- Améliorer la connaissance et la prospective sur les potentiels de mobilisation. Exemples : recharge de nappe, transfert, récupération et stockage des eaux en “économie circulaire” (plusieurs usages de la même eau), retenue collinaire “hivernale” sous forme de “réserve pilote” avec usage multi-acteurs/multi-bénéfices (agricole, incendie…), potentiels d’utilisation de l’eau de mer, du réseau d’adduction régional Aqua Domitia…
- Accompagner les solutions de mise en œuvre des ressources identifiées, couplés avec des approches socio-économiques et analyses coût/bénéfice : approche par type de nouvelles ressources, par usage et par secteur géographique