19.1

Optimiser et maîtriser la demande en eau

Intégrer une baisse des ressources disponibles dans la planification des activités et usages de l’eau à l’échelle du territoire

  • Développer une approche globale de type Projet de Territoire pour la Gestion de l’Eau (PTGE) et l’articuler avec le projet de territoire Parc
  • Informer, conseiller, former des élus et acteurs économiques sur le cycle de l’eau et l’utilisation des ressources disponibles
  • Intégrer des volets « Eau & Changement climatique » dans les SCoT, PCAET, SAGE, PLU et documents d’urbanisme en élaboration ou en révision, en systématisant l’articulation Eau-urbanisme et en s’assurant de la disponibilité préalable de la ressource en eau potable avant d’accueillir des nouveaux habitants (notion de “Capacité de charge du territoire”)
  • Viser la maîtrise et la réorganisation foncière pour la relocalisation d’activités et usages en s’appuyant sur des critères de disponibilité de la ressource en eau : développement d’outils d’incitation ; mise en relation des acteurs agricoles (SAFER, Chambre d’Agriculture, associations d’agriculteurs, Biocivam…)
  • Élaborer un schéma global de développement agricole innovant et adapté au changement climatique : cultures moins sensibles à la sécheresse, à la salinité des sols, approche socio-économique des capacités d’adaptations agricoles, développement de nouvelles filières, de sectorisations agricoles en fonction de la disponibilité de la ressource en eau…

Lutter contre les fuites et gaspillages structurels (eau brute et eau potable)

  • Moderniser et entretenir les réseaux hydrauliques agricoles et de navigation selon une priorisation, par exemple par secteur de vulnérabilité
  • Améliorer, renouveler et valoriser les rendements de réseaux AEP de chaque commune (label, affichage, communication…)
  • Renforcer les détections et suppressions des fuites et gaspillages dans les bâtiments et espaces publics

Développer l’économie et la sobriété de tous les usages de l’eau individuels et collectifs (réduction « à la source » des consommations Eau brute et Eau potable)

  • Sensibiliser (conseils, démonstration et valorisation) aux éco-gestes et solutions hydro-économes « sans regret » (habitants, scolaires, élus, acteurs économiques et touristiques…). Exemples : Défis Économes, projets pédagogiques, Éco-Gestes Méditerranée, Marque Valeurs Parc
  • Sensibiliser aux jardins économes en eau via les jardineries et les pépinières (animations en magasin, affichage de la consommation en eau de plantes…)
  • Accompagner l’installation d’équipements hydro-économes (habitat neuf ou rénové, bâtiments et espaces publics, établissements touristiques…)
  • Requalifier dans un sens hydro-économe les stations touristiques (équipements et services)
  • Tendre vers le zéro arrosage pour les espaces verts et espaces publics en favorisant des espèces sobres en eau, adaptées au climat
  • Poursuivre et amplifier la dynamique d’exemplarité des collectivités en matière d’économie d’eau
  • Tester des dispositifs de lutte contre l’assèchement des sols
  • Engager une réflexion / expérimentation marque ou label hydroresponsable « bas H2O » (agriculture, activités touristiques, commerciales, collectivités, habitat, bâtiments et espaces publics…)
  • Accompagner l’installation et former les agriculteurs pour l’adaptation, la diversification des cultures et le développement des techniques alternatives plus sobres en eau en accompagnement du soutien à une viticulture adaptée au changement climatique
  • Expérimenter et développer l’établissement de contrat de type “baux environnementaux” et de type Obligations Réelles Environnementales (ORE) avec des clauses particulières sur les usages et consommations de l’eau

Optimiser les pratiques de gestion collectives de l’eau et des sols (espaces agricoles, espaces naturels et nappes destinées à l’eau potable)

  • Pérenniser et moderniser la gestion collective des prélèvements agricoles
  • Remplacer l’irrigation gravitaire par des systèmes sous pression en goutte – à- goutte
  • Adopter une stratégie d’optimisation spatiale et saisonnière des volumes de l’eau utilisés sur la basse plaine de l’Aude en fonction de la salinité des nappes, des sols et des espaces lagunaires en aval
  • Mettre en place des plans collectifs d’action multi usages « anti sécheresse » pour anticiper les restrictions, en coordination avec le comité départemental de gestion de l’eau
  • Apporter un accompagnement technique à la parcelle (gestion différenciée de l’irrigation agricole, du travail des sols, des couverts végétaux…)

Cette disposition est spatialisée sur le plan de Parc.

Autres dispositions

1.1

Faire vivre les instances délibératives du Parc

1.2

Animer le Conseil scientifique et de prospective et favoriser l’interface entre scientifiques et acteurs du territoire – Créer, animer, et accueillir les synergies transdisciplinaires

1.3

Créer des espaces de dialogue entre les tous les acteurs du Parc

1.4

Intégrer la participation citoyenne dans la vie du Parc

2.1

Renforcer les coopérations et la solidarité au sein du territoire

2.2

Bâtir et inscrire dans la durée des synergies avec les territoires voisins

2.3

Poursuivre et amplifier les coopérations à diverses échelles

3.1

Faire du Parc un concentrateur de la connaissance sur les changements climatiques

3.2

Améliorer la connaissance des impacts des changements climatiques sur la ressource et la qualité de l’eau

3.3

Améliorer les connaissances sur les impacts des changements climatiques sur la biodiversité

3.4

Identifier les solutions permettant d’accompagner les écosystèmes dans leur adaptation aux changements climatiques

3.5

Interroger de manière prospective la capacité de charge du territoire et son attractivité dans un contexte de changements climatiques