Ensemble méditerranéen de zones humides et de massifs secs forestiers, bassin économique et corridor de circulation, le territoire est fortement exposé au changement climatique et aux nuisances, qui font peser des risques sur la santé humaine, animale et environnementale.
Cette orientation entend protéger conjointement les écosystèmes et la population, articuler le déploiement de modèles vertueux avec l’amélioration du bien-être de tous les habitants. Elle se propose aussi de diffuser une culture préventive du risque, aux antipodes de l’écoanxiété. Plus largement, elle considère la santé publique et environnementale comme un enjeu déterminant du projet territorial. Elle suppose à la fois de résorber les pollutions anthropiques et d’anticiper les incidences du changement climatique. Dans le premier cas, cela peut se traduire par la baisse des émissions de particules fines, pour une meilleure qualité de l’air, et par la réduction des nuisances lumineuses. Cela passe aussi par la surveillance soutenue de la qualité de l’eau, vitale pour les écosystèmes aquatiques, la desserte des foyers, l’activité de pêche artisanale. Dans le second cas, l’attention doit être portée notamment sur le risque canicule, en lien avec l’adaptation du milieu urbain, mais aussi sur les aléas de submersion marine et d’incendies, afin de préserver les populations, les zones humides et les forêts. Celles-ci sont en l’occurrence de véritables puits de carbone. C’est là un témoignage des interdépendances entre la santé environnementale et la santé humaine qui fondent la nécessité de cette orientation.