Le territoire du Parc naturel régional est couvert à 60% par des sites protégés, essentiellement dans le cadre des directives européennes Natura 2000 et, pour deux zones humides d’importance internationale, de la convention Ramsar.
Les quinze dernières années ont vu, pour le Syndicat mixte du Parc, la montée en puissance des outils et moyens de gestion (des 17 zones Natura 2000, 10 sites du Conservatoire du littoral, ainsi que la Réserve naturelle régionale de Sainte-Lucie). Il est aujourd’hui nécessaire de consolider cette gestion, de mutualiser les moyens sur ces espaces à enjeu, tout en déployant des actions pour la préservation de la biodiversité « ordinaire ».
En effet, la richesse de la biodiversité et des patrimoines naturels de la Narbonnaise en Méditerranée – jusqu’aux géosites encore peu valorisés – et les interdépendances réelles entre espèces, milieux et espaces, imposent de décloisonner la gestion et la préservation des écosystèmes, de leur faune et de leur flore, au-delà des seuls sites protégés.
Confronté à de forts enjeux de protection écologique (en particulier sur les espaces naturels impactés par la fréquentation), le Parc a l’ambition de contribuer à la stratégie nationale Aires protégées 2030.
Les zones de protection forte * dans le périmètre du Parc au sens de la loi représentent 1,45% de sa superficie en 2023. La Stratégie aires protégées SAP 2030 fixe le cap national à 10%. Aussi, le territoire tend à répondre à son engagement participatif en se plaçant dans cet objectif et indique son classement à 5% minimum à moyen terme (ZPF en cours ou en projet à l’échelle et spatialisées dans le Plan de Parc).
Le Parc entend aussi, face au changement climatique, établir une stratégie collective spécifique pour l’adaptation des écosystèmes.