La Stratégie nationale bas carbone prévoit, parmi ses quatre orientations majeures, l’accroissement des puits de carbone afin d’absorber à l’horizon 2050 les émissions résiduelles incompressibles de CO2 liées aux activités humaines.
Le territoire de la Narbonnaise en Méditerranée, dans le cadre de son adaptation au changement climatique, peut contribuer à l’atteinte de cet objectif. En premier lieu, les zones humides, les marais littoraux et herbiers marins, sont identifiés comme les puits de carbone les plus efficaces, avec une capacité de séquestration très supérieure à celle des forêts. De fait, un tiers des stocks carbone dans le sol est lié aux zones humides du territoire qui porte une forte responsabilité à ce titre. Ensuite, l’agriculture du territoire possède un potentiel de stockage carbone valorisable. Enfin, de par sa vocation expérimentale, le Parc peut agir en laboratoire de la séquestration carbone.
Au diapason de la dynamique 4 pour 1000, la présente mesure vise à engager l’agriculture de la Narbonnaise dans une démarche résiliente, par l’adoption de pratiques vertueuses propices à la séquestration carbone dans les sols cultivés, mais encore par la recherche et le test de solutions innovantes. Elle entend simultanément favoriser une connaissance approfondie du stockage carbone par les écosystèmes naturels et agricoles. S’agissant par exemple des milieux humides (étangs, marais…), les flux de carbone bleu sont à caractériser précisément, dans le contexte des évolutions engendrées par le changement climatique.