Le paysage économique de la Narbonnaise en Méditerranée, marqué par la prédominance de la viticulture, du tourisme balnéaire et de l’industrie, s’ouvre progressivement à des modèles durables. La diminution de la ressource en eau, la nécessaire décarbonation des activités, l’exigence de leur adaptation au changement climatique, les enjeux de préservation écologique, mais encore les nouvelles attentes de consommation, plaident en faveur d’une économie localisée et vertueuse. En matière agricole, le territoire doit soutenir la viabilité de sa viticulture et des métiers de la pêche et tendre vers une plus grande autonomie alimentaire par la diversification de ses productions et le développement des circuits courts. En lien avec l’essor de pratiques agroécologiques préservant la fertilité des sols, l’agriculture est à envisager comme un support de la biodiversité ordinaire, ce dont témoigne aussi le regain du pastoralisme qui endigue la fermeture des milieux. Dans le domaine touristique, la randonnée au cœur des Corbières, la valorisation du patrimoine, les marchés de niche (birdwatching) et l’accompagnement des sports « outdoor » peuvent contribuer à désengorger le tourisme balnéaire, en harmonie avec des valeurs écoresponsables. Au plan industriel, un enjeu réside dans la sensibilisation des entreprises à l’utilisation d’écomatériaux et à la réduction des déchets. La recherche d’un mix énergétique, qui promeuve des alternatives à l’éolien et au photovoltaïque au sol, s’inscrit également dans la transition de l’économie vers des modèles soutenables. Transition qui doit favoriser le déploiement d’une économie circulaire, sociale et solidaire qui, en Narbonnaise en Méditerranée, est déjà plus qu’émergente.

6. Économie locale
Favoriser des économies locales soutenables, viables et solidaires
Mesures liées :