La qualité des paysages de la Narbonnaise en Méditerranée représente un enjeu transversal et global d’adaptation et de transition, face aux mutations de l’agriculture qui contribue à les façonner, au changement climatique qui risque de les bouleverser, aux grands projets d’aménagements susceptibles de les impacter. Les actions de résilience et d’évitement doivent permettre de préserver les unités et les motifs paysagers qui caractérisent le territoire.
La sobriété foncière doit s’exercer dans le respect des silhouettes traditionnelles des villages. Du chaînon des Corbières au lido, les milieux méditerranéens qui forment ces paysages hébergent une biodiversité singulière et ordinaire. Il conviendra, pour préserver celle-ci au-delà des seules aires protégées, de mobiliser les outils fonciers et réglementaires et de s’appuyer sur les dynamiques du territoire, pour que les acteurs s’approprient les enjeux de biodiversité et disposent de leviers pour des actions locales. Les connectivités écologiques, bien identifiées par le diagnostic de la TVB+, doivent être renforcées. Il est nécessaire de réduire les pressions anthropiques et de concilier les usages vis-à-vis des ressources et des espaces naturels, en privilégiant la pédagogie. Une démarche de sensibilisation pourra porter sur la notion de service rendu par les écosystèmes, qui imbrique dans un même enjeu la protection des paysages, des ressources, de la biodiversité et des fonctionnalités écologiques. Le rôle des zones humides et des dunes dans la défense du territoire face au phénomène de submersion et à l’érosion littorale est, par exemple, à promouvoir.
