Largement dominé par la viticulture, le bassin agricole de la Narbonnaise en Méditerranée ne possède que peu de cultures nourricières, accusant une forte dépendance aux transports tandis qu’émergent de nouvelles tendances de consommation, soucieuses de la provenance locale des produits, attentives aux circuits courts et à la décarbonation.
Simultanément, l’agriculture du territoire est confrontée à plusieurs menaces : hausse des températures et évapotranspiration (risque de stress hydrique), diminution des ressources en eau (risque de conflits d’usages), remontées de sel dans les sols cultivés, perte d’espaces (urbanisation, photovoltaïsme).
La viticulture, peu demandeuse en eau et résiliente, va (et doit) rester le pilier de l’économie agricole en Narbonnaise.
Plusieurs défis se présentent à l’agriculture locale dont notamment : adapter la viticulture pour diminuer sa dépendance à l’irrigation et diversifier l’offre alimentaire et favoriser les circuits de proximité.
Pour ce faire, il est nécessaire d’identifier les convergences entre besoins alimentaires du territoire et potentiel agricole, d’inciter au développement des cultures nourricières sur les parcelles irrigables par le biais d’une réflexion et une planification à l’échelle du territoire, d’expérimenter et développer de nouvelles cultures en sec, de préserver les terres à fort potentiel agronomique et d’accompagner le monde agricole dans ces changements.
Il s’agit d’impulser un modèle de développement agricole innovant et vertueux, fondé sur l’utilisation raisonnée des ressources (eau, foncier), qui incite au développement des cultures nourricières et valorise aussi les surfaces peu productives par des cultures à haute valeur ajoutée.