Parmi les outils de gestion de la biodiversité, il en est un, essentiel, à aiguiser constamment : la connaissance. Nombre d’études ont déjà permis d’identifier, sur notre territoire, les espèces et habitats patrimoniaux à préserver. Mais la pression d’observation reste géographiquement inégale, aux dépens de l’arrière-pays. Certains taxons, les insectes notamment, sont peu étudiés à ce jour. Des investigations nouvelles permettraient de révéler des enjeux encore inconnus.
Le déploiement accru de solutions fondées sur la nature passe par une connaissance fine des contributions de la nature à notre société, connaissance à développer avec le Conseil scientifique et de Prospective du Parc et les laboratoires de recherche par exemple.
Le diagnostic de la TVB+ du Parc, augmenté d’une étude sur les nuisances lumineuses, actualise et étoffe la connaissance des continuités écologiques et des pressions qui s’y exercent.
Pour être pleinement opérationnelle, la TVB+ doit aborder la fonctionnalité de ces continuités. Le diagnostic peut s’enrichir de trames émergentes, relatives au bruit (trame blanche) et
à la biodiversité du sol (trame brune). Des déclinaisons à l’échelle communale sont aussi indispensables pour identifier finement les voies de déplacement des espèces à préserver ou restaurer.
L’amélioration des connaissances devra s’accompagner de leur mutualisation et de leur partage. Cela suppose l’utilisation d’outils communs de collecte des informations et d’outils de restitution accessibles à tous.