Faisant suite à une dynamique « éclairer mieux » engagée sur le territoire dans le cadre de la mise en œuvre de la Charte 2010-2025, une étude a été engagée pour caractériser les nuisances lumineuses et leurs impacts sur le territoire.
Ainsi, dans la continuité de ce qui avait été précédemment effectué à l’échelle de la Région Occitanie, ces nuisances lumineuses ont été caractérisées par la luminance zénithale qui exprime la qualité du ciel nocturne en cœur de nuit. Ce travail a mis en évidence une qualité du ciel nocturne moyenne sur 27% du territoire, correcte sur 53%. Rapportées aux indicateurs de l’OFB, les mesures révèlent un niveau élevé d’exposition de la biodiversité à la lumière artificielle sur l’ensemble du Parc, à un degré même très élevé sur 48% de sa superficie.
L’étude n’en constate pas moins une atténuation des nuisances lumineuses ces dernières années, résultat d’une sensibilisation collective qui a abouti entre autres à l’extinction, par plusieurs communes, de leur éclairage public ou à l’abaissement de son intensité. Elle souligne aussi des disparités géographiques entre le chaînon des Corbières, bien épargné par la lumière artificielle, et le littoral, soumis à des nuisances lumineuses diffuses.
La reconquête du ciel nocturne en Narbonnaise suppose une ambition nouvelle, au service de la sobriété énergétique, de la santé humaine, de la quiétude de la biodiversité. L’objectif est d’atteindre une qualité correcte sur l’ensemble du Parc, très bonne à excellente sur certaines zones, ainsi qu’une qualité a minima moyenne sur les extrémités de nuit. Le territoire entend renouer avec l’obscurité nocturne, par la sensibilisation des socioprofessionnels et des communes aux pratiques vertueuses, mais aussi par l’incitation des citoyens à repenser leur perception et les usages sociologiques de la nuit.