L’état écologique et chimique des milieux aquatiques de la Narbonnaise en Méditerranée, étangs, masses d’eau souterraine, cours d’eau et canaux, est suivi avec attention depuis de nombreuses années, afin de détecter les apports néfastes et d’identifier les actions nécessaires à leur résorption. Ces analyses se restreignent toutefois aux substances et paramètres retenus par la directive cadre européenne et les lois françaises. Elles ne prennent pas en considération la majorité des pesticides employés dans notre région, ainsi que toutes les molécules bel et bien présentes dans les étangs, tel le métolachlore que les études complémentaires du Syndicat mixte du Parc et de l’Ifremer ont mises en évidence.
Face au changement climatique, au risque d’eutrophisation, mais encore à l’apparition de polluants (lithium, microplastiques…) dans des milieux aquatiques et zones côtières ailleurs en France, il est primordial de compléter et d’affiner la connaissance de nos masses d’eau. Les perturbations liées au réchauffement, mais aussi les impacts de certains rejets, doivent également être identifiés ou précisés. Le Parc naturel régional, qui a vocation à innover, expérimenter et mobiliser les compétences, entend explorer tous les paramètres possibles et les actions envisageables, afin de parvenir à une connaissance exhaustive de ses milieux aquatiques, à une anticipation et une maîtrise de leur évolution.