Respecter et mettre en œuvre la charte qualité EnR de 2019, l’évaluer et la remettre en perspective pour la période 2030-2040. L’élargir à toutes les EnR
Accompagner les communes et les porteurs de projets
- Pérenniser les cellules d’échanges telles que le pôle EnR animé par les services de l’État pour une bonne prise en compte de la globalité des enjeux dès l’amont des projets
- S’assurer du positionnement central de la collectivité dans le projet. Explorer la question de la gouvernance des projets EnR dans les documents d’urbanisme
- Orienter les mesures ERC dans des plans d’actions identifiés et mutualiser les bénéfices environnementaux vers des projets locaux
- Suivre les volets paysagers des études
Privilégier les projets ancrés dans le territoire, favorisant un développement économique local et l’implication des citoyens
- Promouvoir la prise de participation dans les projets d’EnR par les collectivités d’accueil et limitrophes et par les riverains.
- Inciter à l’intégration systématique d’un modèle participatif dans les projets EnR et l’ouverture du capital à hauteur de 40% pour les collectivités locales et les citoyens
- Impulser et déployer de nouveaux modèles de développement des projets d’énergies renouvelables citoyens, publics ou participatifs axés sur des circuits courts de l’énergie (Communauté d’Énergie Renouvelable CER, Communauté d’Énergie Citoyenne CEC…)
- Mobiliser les outils déployés par la Région Occitanie, l’AREC, EC’LR, le SYADEN…
- Promouvoir le fléchage d’une partie des bénéfices vers des actions de territoire liées à la transition énergétique
- Inciter au recours à des prestataires locaux ou à défaut mettre en place des formations pour faire monter en compétence l’offre locale
- Inciter à ajouter des clauses d’insertion sociale dans la gestion des chantiers
- Inciter à des actions propices à l’emploi et la formation
- Œuvrer en faveur d’un tourisme scientifique et développer une offre de tourisme scientifique autour de l’éolien flottant
Améliorer la connaissance et la réduction des impacts environnementaux et paysagers des installations EnR existantes
- Améliorer le suivi des sites et des études environnementales (animer un comité de suivi des installations EnR existantes), capitaliser les enseignements avec les autres suivis environnementaux mis en œuvre sur le territoire et interroger la séquence ERC dans une approche globale à l’échelle du territoire, tous projets confondus. Élargir la réflexion aux territoires voisins
- Déployer un plan RIET (Réduction de l’Impact de l’Éolien Terrestre) sur les parcs éoliens du territoire, améliorer et partager les connaissances sur les impacts, notamment sur les espèces à très forts enjeux patrimoniaux (chiroptères, grands rapaces, passereaux menacés…)
- Étudier les phénomènes de saturation visuelle pour l’éolien terrestre, entre éoliennes et avec d’autres infrastructures
Poursuivre l’encadrement du développement de l’éolien terrestre et respecter le volet éolien de la charte qualité EnR du Parc en inscrivant le développement de l’éolien terrestre dans les 6 principes ci-après
- 1. S’inscrire prioritairement dans les 3 zones identifiées. Veiller à la bonne prise en compte des recommandations spécifiques formulées dans la charte EnR pour chacune des zones prioritaires ainsi que des recommandations générales sur la biodiversité, le paysage et les enjeux agricoles pour les différentes phases de développement d’un projet
- 2. Prioriser le repowering éolien structuré et à impact positif (réduisant les impacts pour la biodiversité et le paysage et augmentant les services rendus (tourisme, prévention et lutte contre les incendies). L’effacement pourra être étudié le cas échéant
- 3. Les zones prioritaires pour le développement de l’éolien se tiennent en dehors des zones de sensibilité du Canal du Midi
- 4. Pas de création de nouveau site éolien ou de densification dans les zones majeures pour la préservation de la biodiversité (Z1) de la charte du Parc naturel. Dans ces secteurs, priorité au renouvellement en recherchant la réduction des impacts pour la biodiversité et le paysage ou à l’effacement
- 5.Zones sensibles à exclure (ou ne devant pas faire l’objet de nouveau site) du fait de leurs qualités paysagère, patrimoniale ou emblématique : le Massif de la Clape et les Étangs de Bages et Sigean ; l’Abbaye et le Massif de Fontfroide ; le Plateau et les falaises de Leucate, les étangs de La Palme et de Leucate ; le secteur des Capitelles de Fitou ; les crêtes bordant les gorges de la Berre et les gorges elles-mêmes ; les massifs du Pic du Pied du Poul et de Montoullié de Périllou. Du fait de forts enjeux naturels : le massif de La Clape, les étangs de Bages-Gruissan, les étangs de Salses-Leucate ; les salins et étangs de La Palme ; les massifs du Pic de Pied du Poul, de Montoullié de Perillou et de Fontfroide ; les milieux ouverts tels que les pelouses à Brachypodes des Basses Corbières
- 6. Les projets devront prendre en compte les couloirs de migration des oiseaux qui constituent une contrainte forte
Massifier et prioriser le développement du solaire sur le bâti (toitures et ombrières de parking) en veillant à assurer la qualité architecturale des équipement
- Faire vivre le cadastre solaire du Narbonnais, mettre en œuvre des actions groupées, déployer des installations d’autoconsommation collective (patrimoniales, sociales, ouvertes), amplifier l’installation d’ombrières de parking, notamment sur les parkings privés (supermarchés… ) tout en veillant à privilégier les approches globales embarquant la désimperméabilisation des sols et l’ombrage via des arbres
- Engager un travail avec l’ABF pour les cœurs de village. Actualiser le document de recommandations établi par la CAPEB, le CAUE 11 et les Architectes de France pour l’intégration du solaire sur le bâti
Maîtriser le développement du solaire au sol et respecter le volet solaire au sol de la charte qualité EnR du Parc
- Privilégier le développement des centrales solaires au sol sur des sites dégradés et sur des secteurs soumis à PPRT ou PPRI si compatibles. En dehors de ces cas de figure, le développement de centrales solaires au sol n’est à envisager que dans le cadre de projets de petites dimensions, à forte valeur ajoutée pour le territoire. Les espaces agricoles et friches viticoles (Z3) sont identifiés comme étant à préserver et non comme secteurs prioritaires pour accueillir des installations solaires au sol. Les milieux naturels ne sont pas identifiés comme secteurs prioritaires. En particulier, les zones majeures pour la préservation de la biodiversité identifiées dans la Charte du Parc (Z1) ainsi que les secteurs à enjeux pour la TVB+ sont à éviter
- Éviter le solaire flottant qui est non préconisé sur les plans d’eau et surfaces aquatiques naturelles
Encadrer très précisément le développement de l’agrivoltaïsme (Z3)
- Accompagner quelques expérimentations clefs pour établir des références. Accompagner dans un premier temps une phase expérimentale pilote afin d’établir la pertinence et la nécessité des systèmes d’ombrières agrivoltaïques dans l’adaptation au changement climatique des cultures dans le contexte pédoclimatique et hydrologique local. À l’issue de ces expérimentations et selon les retours d’expériences obtenus, définir de façon concertée un cadre d’accompagnement au développement de ces projets
- Appréhender l’expérimentation des systèmes agrivoltaïques sur la culture des vignes comme une piste à explorer parmi un panel de solutions à imaginer pour l’adaptation de la vigne
- Prioriser les secteurs à très forte sensibilité vis-à-vis des risques climatiques. Garantir la synergie avec l’usage agricole. Organiser des protocoles de suivis évaluation (agronomiques, environnementaux,…) et apprécier les impacts paysagers et environnementaux dans une vision cumulée des projets d’infrastructures
Suivre et capitaliser les retours d’expériences des parcs éoliens flottants pilotes
Accompagner les projets éoliens flottants commerciaux pour limiter leurs impacts et les intégrer à la dynamique territoriale
Veiller à l’intégration territoriale des réseaux et infrastructures de transport d’énergie (électricité et gaz dont hydrogène), en particulier de raccordement électrique des énergies renouvelables mais également des réseaux de gaz (en lien avec le déploiement du H2) et du biogaz
Proscrire l’usage des cavités souterraines pour le stockage de gaz, celles-ci n’ayant pas cette vocation