Définir une stratégie de recomposition spatiale à la fois pour les espaces habités mais aussi pour les équipements, les lieux d’activités économiques, dont l’industrie, le tourisme et l’agriculture
Intégrer les enjeux transversaux du territoire à la définition de la stratégie de recomposition spatiale :
- Adaptation aux effets du changement climatique (érosion du trait de côte, submersion marine, diminution de la ressource en eau, vulnérabilité des boisements aux incendies, intensification des épisodes de sécheresse, des canicules, des orages, etc.), à envisager à l’horizon 2100 (notamment pour le risque submersion marine, et en lien avec les stratégies de gestion intégrée du trait de côte privilégiant autant que possible les solutions fondées sur la nature, la restauration des systèmes dunaires, le recul stratégique, la mitigation aux solutions dures de protection…)
- Lutte contre le changement climatique (optimisation des mobilités, énergies renouvelables et leur transport, diminution de la consommation d’énergie, etc.)
- Qualité des paysages emblématiques ou des paysages du quotidien (zone prioritaire Z2)
- Préservation des espaces naturels (zone prioritaire Z1 + TVB)
- Préservation des espaces agricoles (zone prioritaire Z3) et prise en compte de la qualité des sols
- Préservation des patrimoines culturels (archéologiques, bâtis, etc.)
- Amélioration des conditions de vie sociales et sanitaires des populations
- Optimisation de l’urbanisation en connexion avec les dessertes en transports publics et les mobilités actives
Élaborer la stratégie de recomposition spatiale en appliquant des principes partagés
- Mettre en adéquation les besoins en urbanisation et les objectifs démographiques avec la disponibilité des ressources (eau, foncier) et la capacité des traitements (eaux usées, déchets)
- Privilégier l’évitement des impacts sur le territoire du Parc dans l’application du cycle éviter/réduire/compenser (élargissement du principe de la Stratégie nationale des Aires protégées pour la séquence ERC)
- Appliquer le principe de précaution vis-à-vis des risques naturels, technologiques et liés au changement climatique
- Prioriser la consommation des potentiels fonciers à l’intérieur des enveloppes urbaines (prioriser la densification et le réinvestissement urbain) avant la création d’extensions nouvelles, tout en conservant un réseau d’espaces verts et de respiration dans la ville (trames vertes urbaines à envisager en parallèle)
- Optimiser l’urbanisation vis-à-vis des dessertes, transports publics et mobilités actives
- Éviter au maximum la création ou le développement de quartiers résidentiels ex-nihilo (distincts et en discontinuité des centres villes, villages et hameaux traditionnels)
- Privilégier la mixité fonctionnelle des zones à urbaniser (habitat, emplois, services & équipements) pour limiter les déplacements
- Respecter les coupures d’urbanisation sur le littoral et les autres zones
de maîtrise de l’urbanisation qui sont des espaces de respiration (espaces agricoles et naturels entre pôles urbains proches contribuant à la biodiversité, aux activités agricoles, aux usages récréatifs et à la qualité des paysages, notamment ceux des entrées de ville) - Préserver des zones agricoles au plus près des populations (agriculture péri- urbaine) et plus largement des ceintures vertes autour des villes et villages
- Tenir compte de façon prioritaire des objectifs de la réorganisation des espaces agricoles
Mettre en œuvre la stratégie
- Modifier / réviser les documents d’urbanisme intercommunaux et communaux
- Procéder à l’animation foncière et aux acquisitions pertinentes, lutter contre la spéculation foncière
- Aménager, réaménager en assurant le suivi des prescriptions jusqu’à réception
- Accompagner les aménageurs pour faire évoluer leurs pratiques, mêler acteurs publics et privés
- Privilégier des opérations en concertation / co-construction avec la population