Définir des stratégies d’actions (non intervention et/ou accompagnement vers des zones de repli)
- Mettre en œuvre des démarches prospectives intégrant les concepts de libre évolution lorsque pertinent, et tenant compte des intérêts patrimoniaux ainsi que des contributions de la nature à nos sociétés
- Créer, en lien avec le Conseil scientifique et de prospective du Parc, un groupe de travail pour élaborer une stratégie globale d’adaptation des espèces et habitats les plus impactés par le changement climatique
- Définir pour ces espèces et milieux s’ils peuvent être maintenus sur le territoire ou s’ ils nécessitent des zones de repli dans ou en dehors du territoire
- Intégrer ces enjeux dans la stratégie de recomposition spatiale du territoire (en lien avec les enjeux urbains, agricoles, etc.)
- Collaborer avec les gestionnaires d’espaces naturels au sud pour l’accueil des espèces dont l’aire de répartition se déplace vers le nord
- Collaborer avec les gestionnaires d’espaces naturels en dehors du territoire pour accompagner les espèces vers de nouvelles zones de repli
Améliorer leurs capacités d’adaptation en renforçant les populations des espèces les plus menacées
- Créer des zones de quiétude autour des aires de reproduction des espèces hautement patrimoniales comme l’aigle de Bonelli, poursuivre les suivis et la surveillance de ces espèces
- Conforter le réseau de sites de reproduction des laro-limicoles coloniaux et préserver la quiétude de ces sites
- Accompagner la mise en œuvre du plan de gestion des poissons migrateurs, en particulier les actions visant l’Anguille
- Continuer les actions de sauvegarde de la Centaurée de la Clape
- S’investir dans la conservation du Pélobate cultripède
- Contribuer à la préservation des espèces menacées du territoire faisant l’objet de PNA ou autres programmes de préservation/restauration.
Améliorer la capacité d’adaptation des lagunes et zones humides
- Hiérarchiser les zones humides en fonction des enjeux, envisager leur relocalisation lorsque possible pour les plus patrimoniales
- Partager les volumes d’eau douce en tenant compte des habitats et espèces à enjeu
Améliorer la capacité d’adaptation des milieux secs méditerranéens
- Accompagner l’évolution des écosystèmes forestiers pour leur adaptation à l’aridification des conditions environnementales voire leur migration le cas échéant
- Identifier et gérer les secteurs de pelouses méditerranéennes à préserver et/ou restaurer
- Mettre en œuvre des actions d’entretien des milieux après les incendies
- Identifier et gérer les cavités, éboulis et falaises calcaires les plus patrimoniaux et les mettre en défens
- Identifier et gérer les milieux forestiers à enjeu (boisements à pin maritime des Corbières, endémique, mise en œuvre d’îlots de sénescence… )