M.20
Développer et expérimenter des pratiques agricoles respectueuses des ressources, du sol, de la biodiversité, des paysages et adaptées au changement climatique
AgricultureClimat et énergieEauPatrimoine naturelPaysageSols et sous-sols

Contexte et stratégie

Les paysages ruraux de la Narbonnaise en Méditerranée et la biodiversité qu’ils hébergent sont étroitement liés à son agriculture.

La tradition et l’économie agricoles contribuent à la physionomie du territoire et à la gestion des risques naturels (incendies, inondations). Le récent regain de l’élevage en témoigne. Il permet d’endiguer la fermeture des milieux par l’embroussaillement et la forêt et, simultanément, favorise l’émergence d’une synergie interfilières, le viti-pastoralisme.

Cette vocation d’utilité publique va de pair avec la nécessité pour l’agriculture de s’adapter
au changement climatique par une conversion progressive à des pratiques vertueuses et économes, en harmonie justement avec les paysages et la biodiversité qu’elle favorise. Cette mutation, qui répond aux attentes des consommateurs (provenance locale des produits et santé alimentaire), a commencé. L’agriculture biologique au sein du Parc représente 26% de la SAU et un tiers du nombre d’exploitations.

Ce virage agroécologique doit perdurer et s’accentuer. Car les problématiques sont prégnantes : diminution de la ressource en eau, effondrement de la biodiversité, risque d’homogénéisation des paysages, accroissement des risques naturels, pression sur la qualité de l’eau. Elles rendent nécessaires l’expérimentation et le développement de solutions agroécologiques nouvelles, qui adaptent l’agriculture aux enjeux climatiques, assurent la viabilité économique des activités et permettent la sauvegarde des richesses écologiques de la Narbonnaise.

Orientation majeure

5. Sobriété

Être exemplaire en matière de sobriété et d’adaptation des usages et activités

Qu’il s’agisse de consommations d’énergie ou d’irrigation agricole, de modes de déplacement ou de production de déchets, la sobriété conditionne la construction du territoire de 2040. Elle forme un principe constant des stratégies d’adaptation et doit guider la décision publique aussi bien que les usages professionnels et les écogestes du quotidien. La raréfaction de la ressource en eau rend nécessaire un partage vertueux des usages et la recherche de pratiques économes, en lien par exemple avec la transition de l’agriculture dont certaines productions restent incompatibles avec la gestion de la ressource et sa saisonnalité. La promotion des mobilités actives, sur un territoire à dominante (auto)routière, la massification des initiatives en faveur d’un bâti économe, et la diminution des nuisances lumineuses, assez denses sur la bordure littorale, doivent favoriser la décarbonation et la transition énergétique de la Narbonnaise en Méditerranée. Une démarche de médiation devra favoriser l’adoption de pratiques économes par tous les publics, afin que la sobriété ne soit pas perçue comme une restriction mais

comme le vecteur d’une société plus apaisée. Par exemple, la proscription des pesticides dans l’agriculture protège la qualité de l’eau ; l’utilisation d’écomatériaux contribue à la durabilité du bâti ; la réduction des déchets s’inscrit dans le développement d’une économie circulaire, sociale et solidaire porteuse d’emplois innovants. L’exigence d’exemplarité ainsi, au sein du projet de territoire, est le substrat de nouveaux modèles sociétaux et économiques à faire émerger et à déployer.

Orientations associées

1. Connaissances
Améliorer, partager et vulgariser les connaissances
3. Qualité
Garantir la qualité des paysages, des ressources, de la biodiversité et des fonctionnalités écologiques
5. Sobriété
Être exemplaire en matière de sobriété et d’adaptation des usages et activités
6. Économie locale
Favoriser des économies locales soutenables, viables et solidaires
7. Bien être et santé
Préserver le bien-être des habitants et la bonne santé environnementale
8. Innovation
Innover, expérimenter et coopérer pour répondre aux défis futurs

Dispositions

20.1

Améliorer la résilience de l’agriculture face au déficit hydrique

20.2

Améliorer et préserver la qualité des sols agricoles

20.3

Continuer les efforts pour limiter l’emploi de produits phytosanitaires et utiliser des produits plus naturels et moins dangereux pour l’environnement

20.4

Faire de l’agriculture narbonnaise un exemple en termes de support de biodiversité

20.5

Développer une agriculture adaptée au changement climatique

Mesures liées

M.3

Mobiliser la connaissance et la prospective pour amplifier la dynamique d'adaptation aux changements globaux
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Mesure phare
1. Connaissances

M.5

Améliorer les connaissances sur les patrimoines naturels, les continuités écologiques et leurs fonctionnalités
1. Connaissances

M.9

Préserver et restaurer collectivement, et à toutes les échelles, les continuités écologiques
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Mesure phare
3. Qualité

M.10

Préserver les patrimoines naturels (dont géologiques) pour l’adaptation de la biodiversité au changement climatique
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Mesure phare
3. Qualité

M.13

Préserver la qualité des paysages naturels et agricoles
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Mesure phare
3. Qualité

M.17

Réfléchir à la réorganisation du territoire agricole pour aller vers une plus grande autonomie alimentaire et permettre une adaptation de la viticulture
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Mesure phare
4. (A)ménager

M.19

Mettre en adéquation les besoins et les usages avec la disponibilité de la ressource en eau
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Mesure phare
5. Sobriété

M.23

Accompagner les transformations nécessaires pour des économies locales résilientes, viables, sociales et solidaires
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Mesure phare
6. Économie locale

M.25

Assurer une eau de bonne qualité garantissant la vie aquatique et les usages humains
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Mesure phare
7. Bien être et santé